dimanche 4 septembre 2011

1ère expérience triathlon à Gérardmer


Après deux nuits difficiles où je dors peu et cauchemarde, visualisant et revisualisant mes transitions, me voyant tomber dans le virage à gauche après le Poli ou à l’arrivée parce que j’ai oublié que j’avais des cales au pied … et un samedi en supportrice acharnée et éblouie par tous ces athlètes sous la chaleur, tout commence dimanche matin par la découverte du parc à vélo. Finalement, c’est pas si compliqué d’accrocher un vélo et de préparer ses petites affaires en dessous ... Je suis les conseils qu’ont pu me donner les "forrest" (merci beaucoup), je zieute aussi ce que font mes voisins. Rencontre avec Foozie et marcelle, ça me détend et l’attente se fait moins longue. Ensuite enfilage de la combi et départ pour le plan d’eau  un peu angoissée de ces fameux 500 m. On va faire quelques longueurs avant de commencer et je me surprends à partir naturellement en crawl, c’est super une combi !!!




jeudi 25 août 2011

Je fais un rêve

Après mon entorse à la cheville survenue à la mi juin, la motivation n’est plus ce qu’elle était. Je me dis que le trail n’est plus pour moi, avec une cheville fragile, autant rester sur du plat. 8 semaines après l’accident, juste avant de partir en vacances, la cheville enfle encore régulièrement, j’ai à peine repris la course à pied, j’ai bien essayé de me mettre à la natation, mais non ça ne va pas, j’ai du mal avec l’eau. Et puis ce temps pourri au mois de juillet … Donc moral un peu berne et pas ou peu de sport jusqu’à ce que je vois ça de ma fenêtre début août :






J’étais déjà allée à Chamonix en hiver, dans les Alpes souvent en été mais jamais à Chamonix. Les enfants étant maintenant tous en âge de randonner (et de râler !!!), nous avons décidés cette année de partir à la montagne. Bien sûr, les runnings ont été de la partie, même si je me disais qu’il ne serait pas très prudent de courir avec une cheville pas complètement remise mais si l’envie me reprenait de courir sur des chemins.
Dès le 1er jour, je ne peux résister et  je chausse les runnings avant de partir en rando pour aller courir sur un ces chemins :
Ma cheville accepte sans trop de mal, elle enfle encore mais je n’ai pas mal alors un autre jour en fin de journée, nous partons sur ça :



Et ainsi de suite quasiment tous les jours et le spectacle est grandiose car le Mont Blanc nous poursuit sans cesse. C’est un spectacle magnifique, grandiose. J’adore ces montagnes.






Alors au fil des sorties runnings et des randonnées, je commence à rêver de ces mythiques courses de montagne, l’UTMB, TDS, CCC. Nous sommes à 3 semaines de l’évènement mais déjà dans la ville et alentour, des affiches partout …  Je me rémémore les fabuleux CR du Beaufortain de Heidi et de la Montagn’Hard de FWN, ceux de Maïlys et de Darkmoon aussi. Et alors pourquoi pas moi un jour ? ça y est je rêve de courir sur ces chemins …
MAIS les montées sont difficiles, je ne suis pas née en montagne et je me dis que je ne suis pas prête pour courir en montagne de forts dénivelés, RE-MAIS je ne suis pas pressée non plus et j’ai le temps de m’affûter encore … et puis je pourrais aller un peu m’aguerrir dans les Vosges.
En l’écrivant ici, je veux avoir une trace, cela faisait 10 ans que j’étais aller skier à Chamonix, j’en garde un souvenir extraordinaire, alors je me donne 10 ans pour réaliser une de ces belles courses de montagne.


dimanche 19 juin 2011

Trail court de la Vallée des Lacs à Gérardmer ...


... ou comment foutre en l’air mes activités sportives estivales
Ce trail, je ne voulais y aller que s’il faisait beau pour profiter du paysage, mais pas d’inscriptions sur place. Alors je guette la météo une semaine avant et mercredi je me décide, ils annoncent « quelques » averses entrecoupées de soleil alors Go, je m’inscris .
Dimanche 19 juin, levée 5h du matin. Je jette un œil dehors, il ne pleut pas mais on voit bien qu’il a beaucoup plu toute la nuit. Et Gérardmer se trouve dans les Vosges à 100km au sud est de Nancy … J’hésite un peu, j’ai payé, je suis levée, donc je ne recule pas et je pars … Mais j’ai un mauvais pressentiment, plus j’avance en voiture plus c’est humide et 20km avant l’arrivée il pleut … des cordes et l’horizon est bouché !!!! Je sais que la météo n’est pas une science exacte mais entre « quelques » averses et des trombes d’eau, ça change tout … et aujourd’hui j’aurais vraiment préféré qu'ils  ne se trompent pas …
Dans l’aire de départ, c’est une ambiance très bizarre, il fait jour mais comme le ciel est bas et qu’il pleut, c’est très fantomatique. Les coureurs courent jusqu’au retrait de dossards, en ressortent et courent à nouveau jusqu’à leur voiture pour se changer et attendre l’heure du départ …
Le départ est aussi irréel, il pleut toujours des cordes, l’organisateur essaie de nous faire un briefing, mais il n’a pas de micro et le bruit de la pluie sur les impers et camelbaks fait qu’on n’entend rien. Alors le groupe de coureurs se met à « crier » gentiment sous cette pluie battante, l’organisateur se pousse et la foule part.
On commence par monter sur un chemin forestier. On enchaîne ensuite sur une piste de ski, complètement détrempée. Puis à un moment on passe un endroit plein de boue et … ma chaussure reste dans la boue ! Merdum, ça commence bien … je sentais bien depuis le début que je n’avais pas assez serré cette chaussure. Je mets donc la main dans la boue pour la récupérer et repart …
La course continue, tantôt sur piste de ski (prairie), tantôt sur chemin forestier, tantôt sur chemin monotrace caillouteux, le tout très humide et très boueux … Et puis vers le 8ème km, la chute !!! Je glisse, suis déséquilibrée et ne peux éviter de tomber en me faisant très mal (j’étais lancée car on était en descente). Immédiatement, je me relève et tout de suite je sens que j’ai mal au genou et à la cheville. Je m’assoies car j’ai la tête qui tourne. Les coureurs qui passent s’arrêtent tous. Un téléphone au secours, l’autre me sort une couverture de survie, une troisième me dit de boire, tous et toutes qui passent me demandent si ça va. Il y a même une coureuse médecin qui m’examine et me dit qu’apparemment ce n’est que superficiel même si le genou est impressionnant. La tête me tourne toujours, mon corsaire est déchiré, ma cheville me lance et j’ai hyper mal au genou. J’ai les larmes aux yeux, je savais que je n’aurai pas du venir faire ce trail … Quelle idée de courir coûte que coûte par ce temps, je trouve vraiment que cela n’a pas d’intérêt vu la météo.
Au téléphone, les secours ont dit que la seule solution était de marcher jusqu’au ravitaillement, 3km plus loin. Pendant un moment, je pense attendre le coureur balai mais une gentille jeunette de 23 ans, triathlète, Lucile me propose de rester avec moi mais d’avancer tranquillement car sinon je vais me refroidir. Ah oui je ne l’ai pas dit : non seulement il pleut mais en plus il fait froid ! (5°C au départ en bas …).
Une fois le choc passé, je reprends le dessus et je repars donc avec Lucile d’abord en marchant et puis au bout d’un moment je ne sens plus mon genou alors on recommence toutes les deux en trottinant puis assez vite en courant … Je n’ai plus mal, ni au genou (je sens juste l’hématome mais cela ne m’empêche pas d’avancer), ni à la cheville, donc au ravitaillement, je continue toujours avec Lucile. Et on avance plutôt bien, mes sensations sont bonnes sauf sur parcours très caillouteux et en descente où mes appuis sont hésitants. On refait une partie du retard tout en papotant (et ça passe très très vite du coup), à défaut d’admirer le paysage qui serait superbe par beau temps !!




photos prises après ma chute avec Lucile, je vous laisse imaginer l'humidité ... je suis tombée dans ce genre de chemin mais en descendant.



La dernière descente sur piste de ski est quand même difficile pour moi, je laisse Lucile filer vers l’arrivée car on commence à en avoir marre à cause de la pluie qui s’est maintenant transformée en grêle (ras le bol, franchement n’importe quoi la météo !), le sol est complètement détrempé, la fatigue se fait un peu sentir et je sens bien que ma jambe abîmée n’apprécie pas trop.


A l’arrivée, c’est assez triste car vu le temps, personne ne reste, tout le monde file dans la voiture se changer. En arrivant à la maison, les douleurs se sont réveillées et pas qu’un peu ! Je déguste, je ne plie presque plus le genou et ma cheville est enflée …

Lundi matin, en me réveillant, je pousse un cri en voyant ma cheville qui a encore doublé de volume, alors hop direction les urgences. Et verdict, pas de casse au niveau osseux mais une belle entorse à la cheville et le genou à surveiller (il m'inquiète car il me fait très mal depuis ce matin). Bref j’ai gagné ma journée, mon semi de la semaine prochaine et les courses estivales sont à nouveau mis au placard. Moral au plus bas … C’est la 3ème blessure en moins d’un an qui m’oblige à m’arrêter ... J’essaie de relativiser mais là c’est dur …